Les origines de la congrégation
Les fondateurs
La congrégation des Filles de la Charité est fondée au XVIIème siècle par Vincent de Paul et Louise de Marillac. Vincent de Paul avait réuni des dames de la noblesse et de la haute bourgeoisie qui, regroupées dans des " Confréries de Charité ", ont prêté assistance spirituelle et corporelle aux pauvres malades. Elles vont être secondées par de jeunes " filles de village simples et aimant Dieu ".
La formation
La formation des douze premières jeunes filles débute le 29 novembre 1633 au domicile de Louise de Marillac à Paris ; qui leur enseigne la lecture, la couture, la préparation des tisanes et le soin des malades (l'hygiène et l'alimentation, encore très rudimentaires au XVIIème siècle). sans oublier l'indispensable instruction religieuse : c'était la première école d'infirmière religieuse.
Louise de Marillac devient ainsi la première supérieure générale des Filles de la Charité connues aussi sous le nom de " Surs Grises ".
Des vux solennels
Le 25 mars 1642, les Filles de la Charité s'engagaient par des vux solennels. La congrégation reçoit l'approbation royale en novembre 1657 et celle du pape Clément IX le 7 juin 1668.
Le costume
Le costume des Filles de la Charité a subi quelques modifications au cours des siècles.
La sur est vêtue d'une jupe et d'un caraco (sorte de chemise simple) à manches longues et évasées, réalisées dans une grosse étoffe de laine de couleur bleu-gris et difficilement lavable.
La jupe présente à l'arrière neuf plis, larges de trois doigts et est fendue de poches de chaque côté. Elle est protégée par un tablier avec plastron confectionné dans la même étoffe et maintenu à la taille par de longs rubans qui se croisent dans le dos et se nouent devant. Elle est doublée d'une jupe noire qui recouvre elle-même un jupon blanc.
La sur est coiffée d'une cornette réalisée dans un rectangle de coton blanc amidonné. Elle est fixée à l'arrière par une épingle de nourrice. Devant, le bec est formé au doigt pour rabattre les ailes de la cornette. En dessous, la tête est protégée par un bonnet de coton appelé toquois, plissé sur le front et dépassant de la cornette.
Le costume des Filles de la Charité n'a pas beaucoup changé depuis Saint-Vincent de Paul. Ce costume était en fait celui des femmes de la campagne.
Simple voile à pans verticaux, vers 1750, la coiffe est ensuite devenue une cornette à bords plus larges dont les ailes amidonnées ont été relevées et ont formé à l'avant un bec.
L'habit qui était au départ noir ou gris, est devenu complètement gris après la Restauration, puis bleu-gris à partir du début du XXe siècle . Il n'est abandonné qu'en 1964 et remplacé par une tenue bleu-gris de tergal avec une robe plus courte. et un voile bleu.
Vous pouvez voir des tableaux et vitraux faisant intervenir des soeurs de Charité dans le dossier suivant.