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Localisation de l'oeuvre
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Dans ce second panneau, pendant à l'uvre du même artiste les poètes au bois sacré, la scène se passe à l'orée d'un bois de pins, au loin l'on distingue la Garonne et les clochers de Toulouse. Dans une nuée blanche, Clémence Isaure, fondatrice des Jeux Floraux, accompagnée de trois muses virginales apparaît devant un groupe de sept Troubadours. Sa robe d'un blanc étincelant contraste avec les tenues rouges des Troubadours. Dans une harmonie de tons rouges, roses, gris et bleus, l'apparition de Clémence Isaure semble totalement iréèlle ; cette impression est accentuée par la présence des trois muses suspendues dans l'air. Cette scène, un peu fantaisiste, évoque la naissance de l'Académie des Jeux Floraux. En effet, en 1323, sept Troubadours réunis dans un verger du faubourg des Augustines décident d'organiser un concours pour une violette d'or qui récompensera le meilleur poème. Un an plus tard, le 3 mai 1324, le Maître Arnaud Vidal de Castelnaudary remporte le prix devant un tribunal constitué des sept mainteneurs de la " Gaie Science ", assistés de douze Capitouls avec une chanson à la Vierge. |
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Cette histoire nous est relatée dans la charte de fondation des Jeux Floraux, Las Leys d'Amor (les Lois d'Amour) rédigée par Guillaume Molinié en 1356 et aujourd'hui conservé précieusement à l'Hôtel d'Assezat, siège de l'Académie. Charte que tend ici Clémence Isaure au plus âgé des Troubadours. A sa droite, une sculpture de la déesse Pallas évoque la cité Palladienne. Le peintre a donné aux Troubadours les traits de ses amis, l'un au premier plan à la barbe brune est le sculpteur toulousain et ami du peintre : Jean Rivière, le troisième à la barbe blonde est Jean Jaurès, le second entre les deux n'a pu être identifié. |
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