La pharmacopée

Comment la pharmacopée arabe a-t-elle enrichi les connaissances des Anciens et notamment le Traité de matière médicale de Dioscoride ?

Traduit en arabe à plusieurs reprises depuis le IXe siècle, le Traité de matière médicale de Dioscoride (Ier siècle ap. J.-C.) servit de point de départ au développement de la pharmacopée savante. L’extension du monde musulman dans diverses zones climatiques, les habitudes régionales et l’activité commerciale contribuèrent à élargir notablement l’éventail des produits naturels utilisés. Les modes de préparation ont connu aussi un grand perfectionnement. Eaux distillées, mélanges complexes de consistances savamment étudiées, compositions à base de sucre ou de cire fournirent toute une gamme de moyens thérapeutiques.

Comment et par qui étaient élaborés les médicaments ?

Leurs effets étaient-ils mesurés et contrôlés ?

Contrôlé par des inspecteurs, le pharmacien ou droguiste tenait la plupart du temps son échoppe au marché. Dans la vie courante, il est probable qu’il n’hésitait pas à donner quelques consultations. En théorie, la prescription revenait toutefois au médecin qui ordonnait soit des préparations fabriquées à l’avance par le pharmacien, suivant des recettes codifiées dans les livres de pharmacopée, soit des médicaments dont il avait lui-même prévu la composition.

    Biographie : Ibn al-Baytâr