La description du corps humain et des causes de ses maladies resta dans ses grandes lignes conforme à celle des médecins grecs, en particulier de Galien. L’apport majeur des auteurs arabo-musulmans fut de structurer de manière cohérente le savoir médical. Ils définirent la médecine à la fois comme une science, usant de la démonstration pour mettre en évidence l’enchaînement des causes et des effets, et comme un art, apte à s’adapter aux circonstances particulières de la pratique.
Les hôpitaux sont une parfaite illustration de ce double ancrage pratique et théorique. Refuges pour les malades que leur statut social, un choix pieux ou l’éloignement dû à un voyage empêchent de recevoir des soins à domicile, ils sont aussi des lieux d’observation pour vérifier et au besoin rectifier ce qui est dit dans les livres, tant sur les symptômes des maladies que sur les remèdes.
La médecine pratiquée n’était pas toujours et partout telle qu’elle était écrite par les savants et enseignée par les maîtres réputés. Les soins étaient souvent apportés par des praticiens usant de méthodes empiriques et traditionnelles.
| Biographie : Ibn Sînâ |