Cette section rend compte des pratiques qui ont permis aux savants arabes d’observer, mesurer la terre et le ciel. Ces savoirs sont connus par différents instruments : globes célestes, manuscrits d’astronomie, cartes géographiques, cadrans solaires et indicateurs de qibla (instruments permettant de donner la direction de "La Mecque".
Les
mathématiques
Avec l’extension et l’enrichissement des disciplines anciennes qui conduisent à de nouvelles propositions en géométrie et dans la théorie des nombres, l’étude des propriétés de nouveaux objets mathématiques (figures, polynômes etc…), le développement de méthodes d’approximation pour affiner les calculs ou résoudre les équations, les mathématiciens arabes élaborent aussi des disciplines originales comme l’algèbre et la trigonométrie.
L’astronomie arabe a pour objectif de résoudre des problèmes concrets. Ainsi de nombreux instruments sont améliorés (astrolabes, cadrans solaires) ou même inventés (astrolabes universels, quadrants astrolabiques) dans le but de déterminer le temps, de faire des mesures dans le ciel ou sur la terre. Elle se préoccupe aussi de trouver des solutions à l’orientation des mosquées, à la détermination des heures des cinq prières quotidiennes et à la visibilité du croissant de lune notamment pour préciser le début et la fin du ramadan. Certaines contributions astronomiques arabes sont parvenues en Europe par le biais de traductions ou même directement et ont été utilisées jusqu’à l’époque de Copernic (1473 ?-1543).
L’astrologie arabe est, à cette époque considérée comme une science au même titre que toutes celles qui
sont pratiquées dans l’empire
musulman. Malgré les interdits, l’astrologie a toujours eu du
succès dans les sociétés de l’empire musulman (comme d’ailleurs dans toutes les autres sociétés antérieures ou contemporaines)
parce qu’elle fonctionne
comme un instrument de prédiction qui répond aux angoisses des individus face à leur avenir
et à celui de leurs proches. Un grand nombre d’ouvrages d’astrologie, de mathématiques ou d’astronomie a été traduit de
l’arabe en latin.
La science du temps comprend l’ensemble des pratiques qui visent à connaître précisément, le temps et, en particulier, les moments des cinq prières quotidiennes des musulmans. Première réponse scientifique à ce problème : la réalisation des tables astronomiques, fondée sur des calculs trigonométriques.
La géographie
La géographie arabe se constitue en intégrant à la fois des éléments importants de la tradition grecque et en répondant aux nouveaux besoins de la société musulmane. L’extension territoriale de l’empire musulman nécessite d’en mieux connaître les différentes régions. Ses activités se répartissent dans trois domaines distincts : la géographie descriptive, les relations de voyage et la cartographie.
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