La chirurgie

Quels ont été les sources et les développements des connaissances chirurgicales des musulmans ?

La chirurgie arabe, héritière des traditions grecque et indienne, les a prolongées en les enrichissant. Les progrès qu’elle a générés ont été réalisés à la fois en Orient et en Occident musulmans. Cette branche de la médecine a connu une vitalité toute particulière, notamment visible dans les nombreux traités qui lui ont été consacrés. Ils regroupaient les connaissances anciennes tout en introduisant des innovations parfois majeures. Les ouvrages les plus fameux sont L’aide-mémoire des ophtalmologues de ‘Alî Ibn ‘sâ (Xe siècle), le Livre pour entreprendre à l’intention de celui qui répugne à rédiger d’az-Zahrâwî (m. en 1013) et L’anthologie sur les soins de l’oeil d’al-Halabî, rédigé entre 1266 et 1275. Les deux premiers ont été traduits en latin au XIIe siècle.

Comment se pratiquait la chirurgie ?

Un bon nombre des instruments utilisés par les chirurgiens avaient été conçus par eux pour effectuer des opérations qui demeuraient délicates pour l’époque. Les actes chirurgicaux eux-mêmes sont décrits par les praticiens : suture des plaies, amputation de membres fracturés ou gangrenés, différents types d’ablation, trépanation, excision des varices, extraction des flèches, etc.

    Biographie : Az-Zahrâwîi