L’astronomie arabe s’est développée selon deux grandes orientations. La première visait à résoudre les problèmes concrets. Ainsi de nombreux instruments ont été améliorés (astrolabes, cadrans solaires) ou même inventés (astrolabes universels, quadrants astrolabiques) dans le but de déterminer le temps, de faire des mesures dans le ciel ou sur terre. Elle s’est également préoccupée de trouver des solutions à l’orientation des mosquées, aux moments des cinq prières quotidiennes et à la visibilité du croissant de lune.
Quant aux aspects théoriques, ils ont concerné, essentiellement, la vérification et la correction des paramètres hérités des Grecs, la critique des modèles planétaires de Ptolémée, la discussion du problème de la rotation de la Terre autour de son axe et la réalisation de centaines de tables astronomiques pour de multiples usages. Certaines contributions astronomiques arabes sont parvenues en Europe à travers les traductions ou même directement et ont été utilisées jusqu’à l’époque de Copernic (1473 -1543).
| Biographies : At-Tûsî, Al-Bîrûnî |