Carlos Pradal
Je n'ai pas connu Pradal, ou si peu.
Je sais maintenant qu'il aurait pu être un ami.
L'amitié et l'amour sont des sentiments qui sous-tendent cette exposition. C'est un attachement resté intact, très fort, vrai, fidèle, désintéressé et sans détour que j'ai rencontré chez ceux avec qui je me suis entretenue de Pradal.
Carlos - le prénom est sur toutes les lèvres - vit et vibre, avec ses doutes et ses angoisses, dans le souvenir de tous au travers de son art. Un pot en grès, une bouteille, un bol, une passante, un joueur de billard ou une pièce de buf, objets concrets ou instant fugitif, prétexte pour lui à découvrir " les rapports secrets entre l'homme et le monde extérieur "*, deviennent pour chacun le souvenir, imprégné à jamais, d'un moment privilégié saisi par le geste, arrêté dans l'espace et devenu intemporel, immortel.
L'exposition ne se veut pas une rétrospective mais plutôt une sélection d'uvres de Carlos Pradal, choisies avec exigence et rigueur, des uvres concentrées et abouties qui portent la marque du mûrissement de ses recherches pour faire " dialoguer " et " palpiter "* les différentes composantes picturales d'une toile.
| Monique Rey-Delqué |
| Commissaire de l'exposition |
| Conservateur du Patrimoine |
| Directeur de l'Ensemble Conventuel des Jacobins |
* Yves Belaubre. Entretien avec Carlos Pradal, 1987.
