BIJOUX EN OR

des collections du Musée Barbier-Mueller


Ensemble Conventuel des Jacobins  de Toulouse


du 26 novembre 2004 au 29 mars 2005

 

 

Evènement d'exception à l'Ensemble Conventuel des Jacobins de Toulouse,   du  26 novembre 2004  au  29 mars 2005  avec l'exposition « Bijoux en or de l'Inde» du Musée Barbier-Mueller. Toulouse a, en effet, le privilège d'être le tout premier site de France à révéler l'intégralité de cette magnifique collection de pièces évocatrices d'un art millénaire.

Parure de cheveux - Jadai nagam - Or, perles d'émeraudes, perles de rubis - Inde du Sud, XIX° siècle


 

Bracelets du Tamil Nadu, boucles d'oreille de Kerala, colliers de Rajasthan, pendentifs de Coorg..., d'or, d'argent et de corail, ornés de somptueux rubis, émeraudes et diamants d'un rare raffinement composent ce trésor daté de la fin du XVIIIe au début du XXe siècles.  Cette collection de bijoux indiens témoigne bien de la continuité d'une tradition et de son évolution sur plusieurs milliers d'années.


En Inde, d'antiques statues de pierre montrent des personnages couverts de bijoux et l'hindouisme est à l'origine d'un usage frénétique de l'or et de l'argent. Ces objets précieux jouent  un rôle : ils permettent d'identifier le statut social de chacun. C'était la coutume, chez les hommes comme chez les femmes et les enfants, riches ou pauvres, sans distinction de caste d'arborer des objets ornementaux lors de cérémonies civiles ou religieuses. Pour les souverains, pierres précieuses et bijoux servaient à affirmer pouvoir et prestige. Pour la femme indienne, les bijoux constituaient une garantie financière - stridhan - qui lui était offerte au moment de son mariage et dont elle pouvait jouir en cas de besoin.


Dans cette civilisation où l'art exprime le sacré, les bijoux n'étaient pas uniquement des objets décoratifs. La croyance selon laquelle l'or et les pierres précieuses  possédaient des vertus pour soigner  ou conjurer le mauvais sort  était profondément enracinée dans la psyché indienne.  


Grâce à la relation de confiance établie entre Monique Rey-Delqué, directeur de l'Ensemble Conventuel des Jacobins et  Jean-Paul Barbier-Mueller, le public français a pu découvrir différents  pans de cette collection connue pour être la plus importante au monde dans le domaine des arts primitifs. Ainsi, en 2002 une exposition fut consacrée aux « Arts précolombiens d'Amérique Centrale » et en 2001 aux « Sièges d'Afrique Noire » .


 

Restituer l'art et la  beauté de notre passé, telle est la mission souhaitée par l'Ensemble Conventuel des Jacobins. L'intelligence des scénographies et l'édition de catalogues de référence qui donnent des clés de lecture tant sur notre patrimoine que sur celui d'autres civilisations, lui ont permis de conquérir un large public de fidèles. Cette fois, l'Ensemble Conventuel des Jacobins de Toulouse lui ouvre ses portes pour partager l'émotion de la découverte du faste de l'Inde.


Pendentif - Kokke Thati - Or - Inde du Sud, Coorg - XX° siècle

Conservation :   

Monique Rey-Delqué, Conservateur,

Directeur de l'Ensemble Conventuel des Jacobins et Chargée du Patrimoine de la Ville de Toulouse

   

Ensemble Conventuel des Jacobins - Tél. : 05 61 22 21 92

     
     
Ouvert tous les jours y compris les jours fériés de 10h à 19h
(L'entrée de l'exposition se fait par l'église des Jacobins rue Lakanal)
Entrée : 5 euros  (tarif réduit et groupe 2,50 euros )
   
     
Visites par des guides conférenciers du Service de la Ville de Toulouse sur demande.
         
         

Site web :http://www.jacobins.mairie-toulouse.fr

     

Ornements d'oreilles - Andi Bhaden Kathila - Feuille d'or parfois emplie de laque - Inde du sud, Kerala - XIX° XX° siècles