Toulouse, pages d’histoire

Un exemple d’atelier d’artiste, Gabriel Durand

L'atelier du peintre - Gabriel Durand - milieu XIX° Issu d’une lignée de barbiers toulousains, honnêtes et jouissant de l’estime de tous, Gabriel Durand ne peut déroger à la tradition et devient, dès son plus jeune âge, apprenti barbier dans la boutique paternelle. Il rêve d’un autre destin. Il rêve de devenir artiste. Son père accepte qu’il suive des cours du soir à l’école des beaux-arts. Tout en continuant d’être barbier, il travaille avec acharnement à parfaire son talent. Il aménage un atelier dans une maison, sise rue des Couteliers. À partir de 1850, il se consacre définitivement à son art, privilégiant la technique du pastel. Il se fait une bonne réputation de portraitiste auprès de la bourgeoisie toulousaine. C’est là que le peintre reçoit ses modèles, accueille ses amis artistes, Brascassat, Pelegry, Richard et Willemsens et forme les jeunes filles de bonne famille à la technique du dessin. Deux d’entre elles s’allient à des artistes de renom. Mlle de Willemsens épouse Jean-Paul Laurens, Marie Barbaroux devient Mme Henri Martin. Il meurt en 1882 après avoir fait un dernier envoi au Salon, le portrait de Marie Barbaroux présenté dans cette exposition.