Toulouse connaît une vitalité de création
architecturale au XIXe siècle, avec une floraison sans
précédents déquipements publics civils et religieux,
de grands travaux durbanisme et de constructions privées. Sa
culture originale est fondée sur lemploi de matériaux
singuliers. La brique locale dite « foraine », de dimensions
exceptionnelles, règne presque sans partage jusquà la
guerre de 1914.
Cette « page dhistoire » a privilégié les projets et créations de lépoque néoclassique et de la génération romantique dautant que la collection des dessins du musée du Vieux-Toulouse compte de nombreuses oeuvres graphiques des deux architectes qui ont marqué la production architecturale.
Jacques-Pascal Virebent, architecte en chef et ingénieur de la ville pendant 48 ans, domine la période. Il la rend plus monumentale par lélargissement de nombreuses rues et par la création des places aujourdhui appelées du Capitole, Wilson, Esquirol, des Carmes, de La Trinité Ses projets de façades uniformes pour les places du Capitole et de Wilson ont longtemps servis de modèles.
La période néo-classique semble influencée par
lItalie de la Renaissance.
Limmeuble de la monarchie de Juillet (1830-1848) se caractérise par sa profusion ornementale qui rompt avec la sobriété de la période précédente. Les nouveaux matériaux comme la terre cuite et la fonte moulée permettent une grande liberté créatrice.
Parfaitement abouti et séduisant, limmeuble romantique connaît une longue vie à Toulouse, jusque dans les années 1850-1855.
Urbain Vitry représente une figure majeure pour larchitecture publique civile toulousaine de cette période. Le nouveau cimetière-jardin de Terre-Cabade sinspire de lAntiquité égyptienne pour les deux obélisques et les deux pavillons de lentrée.
Larchitecture religieuse connaît un renouveau dès 1845, notamment avec J. Esquié qui est architecte du diocèse de Toulouse de 1848 à 1868, A. Delort et H. Bach.
Durant la seconde moitié du XIXe siècle, à Toulouse
comme dans de nombreuses villes, le Paris dHausmann sert de
modèle. Entre limmeuble
haussmannien et la « toulousaine
», petite maison populaire à niveau unique, sérigent
des quartiers bourgeois de villas familiales de styles et dapparences
divers.
À la fin du siècle apparaît une forte volonté
municipale de promouvoir ses artistes, une active école des arts et des
sciences industrielles permettent lémergence darchitectes
toulousains denvergure.
