Toulouse, pages d’histoire

Architectures toulousaines

Toulouse connaît une vitalité de création architecturale au XIXe siècle, avec une floraison sans précédents d’équipements publics civils et religieux, La Dalbade, le vieux pont et les quais - Jean Rème (1882-1941) - 1919 de grands travaux d’urbanisme et de constructions privées. Sa culture originale est fondée sur l’emploi de matériaux singuliers. La brique locale dite « foraine », de dimensions exceptionnelles, règne presque sans partage jusqu’à la guerre de 1914.

Cette « page d’histoire » a privilégié les projets et créations de l’époque néoclassique et de la génération romantique d’autant que la collection des dessins du musée du Vieux-Toulouse compte de nombreuses oeuvres graphiques des deux architectes qui ont marqué la production architecturale.

Jacques-Pascal Virebent, architecte en chef et ingénieur de la ville pendant 48 ans, domine la période. Il la rend plus monumentale par l’élargissement de nombreuses rues et par la création des places aujourd’hui appelées du Capitole, Wilson, Esquirol, des Carmes, de La Trinité… Ses projets de façades uniformes pour les places du Capitole et de Wilson ont longtemps servis de modèles.

The bridge of Toulouse - Thomas Allom '1804-1872) - gravure sur cuivre colorièeLa période néo-classique semble influencée par l’Italie de la Renaissance.

L’immeuble de la monarchie de Juillet (1830-1848) se caractérise par sa profusion ornementale qui rompt avec la sobriété de la période précédente. Les nouveaux matériaux comme la terre cuite et la fonte moulée permettent une grande liberté créatrice.

Parfaitement abouti et séduisant, l’immeuble romantique connaît une longue vie à Toulouse, jusque dans les années 1850-1855.

Urbain Vitry représente une figure majeure pour l’architecture publique civile toulousaine de cette période. Le nouveau cimetière-jardin de Terre-Cabade s’inspire de l’Antiquité égyptienne pour les deux obélisques et les deux pavillons de l’entrée.

L’architecture religieuse connaît un renouveau dès 1845, notamment avec J. Esquié qui est architecte du diocèse de Toulouse de 1848 à 1868, A. Delort et H. Bach.

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, à Toulouse comme dans de nombreuses villes, le Paris d’Hausmann sert de modèle. Entre l’immeuble L'arc de triomphe du Pont-Neuf - André Plâtre peint haussmannien et la « toulousaine », petite maison populaire à niveau unique, s’érigent des quartiers bourgeois de villas familiales de styles et d’apparences divers.

À la fin du siècle apparaît une forte volonté municipale de promouvoir ses artistes, une active école des arts et des sciences industrielles permettent l’émergence d’architectes toulousains d’envergure. le pont de Tounis et les lavandières - Anonyme - XIX°