Après la prise de la ville en 1099, Jérusalem devient la capitale d'un royaume chrétien et accueille des pèlerins venus du monde entier.
Économiquement la ville a peu d'importance mais son aura spirituelle est immense et les cartographes la placent au centre du monde.
L'entrée des pèlerins, au XIIe siècle, se fait à l'Est par la porte de David. Puis ils se dirigent sur le Saint-Sépulcre pour prier sur le tombeau du Christ.
Ils parcourent aussi le chemin de Croix suivant pas à pas les souffrances du Christ.
Pour faire face aux flux permanent des pèlerins venant des ports d'Âcre et de Jaffa, les lieux d'accueil se multiplient notamment les auberges et hospices pour les plus démunis ou les malades
Les lieux saints les plus importants de Jérusalem sont ceux qu'on associe à la Passion su Christ et à sa Résurrection. La Passion du Christ commence avec son entrée dans la ville par la Porte Dorée, se poursuit avec son enseignement au temple, son arrestation à Gethsemani, son emprisonnement, puis son procès et sa condamnation à mort, son chemin de croix jusqu'au Calvaire et s'achève par la crucifixion et la mise au tombeau avant sa résurrection et son apparition aux Apôtres sur le mont Sion.
Lors de la chute de la ville en 1187, les bénédictins de Sainte-Marie et les Hospitaliers poursuivent leur uvre d'accueil hors de la cité. Les fidèles des autres Églises ont leurs propres structures d'accueil : les Arméniens auprès du couvent Saint-Jacques, les Grecs et les Russes auprès des moines de Saint-Sabas, les Jacobites chrétiens auprès de la grande église Sainte-Marie-Madeleine.