La deuxième croisade

1145-1148


Dès 1130 la réaction musulmane s'élabore . L'idée de "djihad" reçoit un réel soutien populaire. Le gouverneur de Mossoul , Zengî, s'empare d'Alep, occupe les régions franques à l'est de l'Oronte et le 29 décembre 1144 s'empare d'Edesse après un mois de siège. La capitale de la première principauté franque tombe ainsi au pouvoir de l'Islam.

La chute d'Edesse a un retentissement considérable en Occident. Eugène III promulgue une bulle invitant les chrétiens à la croisade. Relayé par St Bernard , Louis VII puis Conrad III se décident. Les Allemands arrivent à Constantinople en septembre 1147, suivis en octobre par les Français.

La traversée de l'Anatolie est désastreuse. Un contingent allemand est anéanti à Dorylée, un second est vaincu à Laodicée et c'est par mer avec les restes de son armée que Conrad III rejoint Acre. Louis VII prenant une route plus au sud, subit de lourdes pertes à Cadmus et s'embarque à Adalia pour Antioche en laissant sur place son infanterie qui sera massacrée .

Réunis à Acre, puis Jérusalem, les Souverains contre l'avis des barons locaux décident de s'emparer de Damas qu'ils assiègent du 24 au 28 juillet 1148. A la nouvelle de l'approche de troupes turques venant de Mossoul, les Francs battent en retraite. La mésentente devient totale entre croisés et "Poulains".

En Occident, l'échec est durement ressenti : on commence à douter que la croisade est une œuvre pie, puisque Dieu abandonne ceux qui combattent pour lui. Aucun nouveau projet n'aboutit avant le désastre d'Hattin.